Et c'est compréhensible. Car je le dis carrément, Facebook casse la baraque. Rendez-vous compte : côté utilisateurs, c'est un réseau social convivial, utile et amusant. Grâce à une mécanique virale bien huilée, mon profil s'enrichit chaque jour de nouveaux contacts et de nouvelles fonctionnalités, indispensables ou futiles.
Sur mon profil, un mini lecteur permet de voir les derniers billets de mon blog. Sur le "mur", mes contacts me laissent graffitis et/ou messages. Et puis j'ai mis un aquarium... Je reçois des invitations privées pour une pièce de théâtre, une conférence, une soirée à thème... C'est riche en interactivité, en images, en gadgets et en notifications de toutes natures. Je sais en temps réel qui fait quoi sur le réseau, je connais le livre de chevet d'une copine et réciproquement. Etc...
Côté administrateurs, Facebook est un laboratoire de recherche, perpétuellement innovant, ouvert aux développeurs. La notion de web collaboratif y prend un sens particulier. Toute nouvelle application est "confiée" aux utilisateurs qui l'adoptent - et la transmettent - ou la rejettent. Le protocole de test est presque imperceptible pour l'internaute. On assiste à une véritable sélection naturelle de nouvelles applications.
Mark Zuckerberg, le jeune homme (23 ans) à l'origine de ce réseau jadis réservé aux étudiants américains, a résisté aux propositions de rachat de Microsoft. Qui a quand même réussi à mettre ses dollars dans l'affaire. Alors évidemment, Google contre-attaque avec OpenSocial. Cette plateforme permettra de développer des applications utilisables sur différents réseaux comme Viadeo ou LinkedIn. Je demande à voir...
