Remettons à sa place le stéréotype de la pretty woman heureuse d'avoir dévalisé un certain nombre de boutiques. Evitons par là-même une bête confusion : faire ses courses, ce n'est pas faire du shopping. Et n’oublions pas que les femmes font certainement plus souvent des courses que du shopping. Dans ce cas de figure, le mystérieux et sulfureux plaisir de l’achat compulsif prend évidemment un coup dans l'aile. Les femmes ne prennent peut-être pas de plaisir à faire les courses sur le web, mais il n’y a pas de souci à se faire, elles n'en prennent pas non plus à Franprix, Carrefour ou autre Monoprix. Nous ne parlerons donc pas de l'achat en ligne en général.

Revenons au cas de figure du shopping, indissociable de la notion de plaisir. C'est par le biais de la notion de plaisir que Holly Buchanan s'interroge sur le pourquoi de l’achat féminin en ligne.

Elle précise: toutes les femmes n'aiment pas faire du shopping, mais beaucoup aiment ça. Quelque chose de spécial et de jouissif doit se produire au moment où elles se trouvent dans un magasin, touchent, essaient, imaginent... Alors ? Qu’est-ce que le web a de plus ?

Holly nous propose d'emblée quelques éléments de réponse. Selon elle, acheter en ligne permet de gagner du temps, de mieux choisir son article, de rechercher un article en particulier, de faire des affaires, d'être anonyme et de se simplifier la vie. Si l'on maintient le fil conducteur du questionnement (shopping en ligne, quel plaisir pour les femmes?), j'éliminerais tous les paramètres qui concernent les courses en général, achat de jus d'orange ou de lessive. Quiconque fait ses courses en ligne gagne du temps, etc... Pas la peine de rechercher une raison typiquement féminine à l'achat en ligne.

En revanche, pour l'achat de produits spécifiques, je m'attarderais volontiers sur la notion d'anonymat, de discrétion et de sélection sourcilleuse. Holly Buchanan n'étant pas bête, elle prend pile l'exemple qu'il faut. Heather, sa shoppeuse en ligne - rebaptisons-là avec un nom bien de chez nous... Disons Jennifer - veut s'acheter un maillot pour cet été. Or, si Jennifer a une poitrine très généreuse, elle a en revanche un postérieur beaucoup plus modeste. Problème: les tailles standard des boutiques offline ne lui conviennent pas. Sur le web - le site donné en exemple est celui de Victoria's Secret), les hauts et les bas peuvent être vendus séparément. Un détail à méditer.

Revenons à Jennifer. Elle n'est pas spécialement menue, au contraire. Aller dans une boutique, c'est malheureusement pour elle s'exposer à des remarques désobligeantes et des regards pas très bienveillants. Le web, là encore, représente une alternative intéressante.

On entre tout simplement dans la logique de vente par correspondance et de l’achat-plaisir commis à l’insu du reste du monde. Il faut ensuite respecter les fondamentaux du site de vente en ligne, mais ces fondamentaux ne concernent pas les femmes en particulier.