C'est du web 2.0 parce que sur les réseaux Viaduc, LinkedIn, 6nergies ou encore OpenBC, les internautes sont maîtres à bord. Ils sont libres d'indiquer et de modifier leurs informations comme ils l'entendent. Chaque mot devient un tag, un mot clef susceptible d'engendrer une nouvelle affinité. Ils entrent en contact avec qui ils veulent, créent des hubs (ou micro réseaux). A condition d'y mettre le prix, ce qui n'est pas un principe fondamental du web.

Rien d'illégitime à construire un business model avec les réseaux sociaux. A terme, les pionniers et investisseurs comme Yahoo ou Google rendront peut-être payant ce qui aujourd'hui n'est encore qu'expérimental à bien des égards. Rien d'immoral donc, dans le fait monnayer un service, mais la manière de le faire, ça compte.

Inscrite depuis peu sur linkedIn et Viaduc, mon réseau s'est évidemment élargi plus rapidement sur la platefrome francophone que sur l'anglophone. Toute à la découverte de ma marge de manoeuvre sur Viaduc, je n'ai pas vu venir le coup de baguette sur les doigts : au bout d'un mois, finie la gratuité.

L'idée de faire goûter puis de retirer le gâteau n'est pas forcément la meilleure, psychologiquement parlant. Mon premier réflexe a été de me dire : puisque c'est comme ça, je vais sur LinkedIn. Or linkedIn fait aussi payer ses services, mais ne joue pas à ce jeu du test avant limitation.

Pour que la fin de l'essai gratuit ne soit pas dangereusement refroidissante, il faut insister lourdement sur les règles du jeu proposées à l'internaute. A l'ère où beaucoup de choses sont gratuites (blogs, bookmarking en ligne...), il est plus prudent d'être clair dès le départ et de ne pas donner le sentiment au client d'être "piégé". D'ailleurs ceci vaut pour tout type de service...