Je préciserai le sens et l’utilité de ces phénomènes dans de futurs billets.

Ce nom, Web 2.0, techniquement connoté, fait référence au monde de l’informatique et des logiciels, ce qui ne favorise sans doute pas beaucoup sa vulgarisation. On le doit à Tim O’Reilly, fondateur des éditions O’Reilly, spécialisées dans l’informatique et basées en Californie. Même si ce terme demeure obscur pour beaucoup d’internautes, ils sont nombreux parmi ceux-ci à utiliser le web 2.0 et à contribuer tous les jours à son essor. A commencer par les blogueurs.

Grâce aux évolutions techniques de ces dernières années, l’interactivité a augmenté de puissance au bénéfice des internautes. Dans la sphère de plus en plus convoitée du Web 2.0, les internautes ont le pouvoir de mettre en ligne leurs opinions sans connaissances techniques préalables. Créer un blogue personnel est bien plus facile qu’au temps des pages personnelles du « vieux » web. N’importe qui peut contribuer aux contenus des sites internet grâce au wiki ou collaborer au succès d’un site marchand avec le commerce collaboratif. Enfin, les internautes créent ou défont la notoriété d’un site, d’une personne, d’une société, par la force grandissante des réseaux sociaux en ligne.

La définition du Web 2.0 recouvre donc deux aspects : technique et sociologique. Les intérêts des particuliers y deviennent collectifs, les enjeux pour les émetteurs de sites se trouvent de plus en plus liés à ceux des internautes. D’un point de vue technique, il n’y a qu’une évolution rapide. En revanche, cette évolution redistribue les cartes du pouvoir sur le web, créant une petite révolution des enjeux sociaux, politiques et économiques sur le web.

C'est ce que j'espère mettre en lumière dans mes prochains billets... A suivre.