Selon une étude américaine similaire (le rapport Forrester), les hommes sont plus actifs que les femmes sur le net. Ils s’intéressent aux nouvelles technologies, tandis qu’elles s’intéressent aux choses de la maison, de la mode et de la famille (je remarque que toutes ces études permettent de mélanger, si l’on n’y prend garde, préférences esthétiques et préférences de contenus).

Que ces résultats vous hérissent le poil ou vous confortent dans votre vision du monde laissera indifférents les responsables marketing soucieux d'atteindre leurs cibles. Savoir ce qui attire l’œil des femmes ou celui des hommes doit aider les annonceurs à mieux concevoir leurs sites internet. Là est le seul intérêt de ces études de comportements masculins et féminins sur le web, dont les résultats demeurent d’ailleurs invariables au cours du temps.

A cette conclusion de Kath Straub, pragmatique mais limitée aux considérations esthétiques, je préfère les commentaires parfois ironiques de Holly Buchanan, auteure d’un blogue sur le marketing on-line en direction des femmes. Sans chercher à contredire les résultats du rapport Forrester, elle en suggère un usage assez raffiné.

Par exemple : imaginons que vous soyez un site de produits high-tech. Vos clients en ligne sont essentiellement des hommes. Allez-vous cibler exclusivement un public masculin pour cette raison ? Ce serait manquer le public des internautes et acheteurs off-line que sont les femmes. H.Buchanan propose ainsi tout une série de bonnes remarques à l’attention des entrepreneurs et responsables marketing. A étudier, pourquoi pas, d’un point de vue francophone.